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Quels sont les effets du cannabis sur le sportif ?

Il peut sembler étrange de faire le lien entre le monde du sport et le cannabis. Cependant, la consommation de cannabis par les athlètes peut s’avérer « bénéfique ».

Ces derniers temps, plusieurs sportifs ont commencé à reconnaître les effets positifs du cannabis sur la performance physique, et cela dans plusieurs domaines. L’agence mondiale antidopage (AMA) autorise même les athlètes à consommer du cannabis.

Le cannabis, une variété de formes

Le cannabis est une plante médicinale (qu’on ne présente plus) aux effets psychoactifs et médicinaux particuliers. Ces vertus exceptionnelles sont dues à la forte présence de tétrahydrocannabinol (THC), substance hautement active au nombre des éléments qui le composent.

Pour des motivations variées, la consommation du cannabis se répand de plus en plus et touche surtout les jeunes des milieux sportifs ou non sportifs.

Les produits dérivés de cette plante sont disponibles sous forme de résine ou de plaquette (haschisch, weed, joint ou shit), d’herbe (mélange de tiges, fleurs et graines séchées puis hachées) ou d’huile extraite d’un mélange de feuilles au solvant.

La teneur en THC varie substantiellement suivant la forme du cannabis, son mode de production, sa variété, etc..

Les THC et les autres principes actifs du cannabis

Le THC est l’élément le plus actif au sein de la composition du cannabis. Sa présence est estimée en moyenne autour de 10 % et il est à la base des effets psychotropes.

Les variétés de cannabis les plus fortes peuvent contenir bien plus de THC, c’est le cas de la « Chiquita Banana », bien qu’ayant un nom très sympa, ne vous y trompez pas, cette weed est une des plus forte du monde avec son taux hallucinant de 33% !

C’est à cause de ce taux moyen relativement élevé que l’exploitation et la consommation du cannabis sont prohibées dans de nombreux pays. Savez-vous que la détention de cannabis dans certains pays peut même engendrer la…peine de mort (c’est le cas aux Emirats Arabes Unis) !

Selon le type de plante, la quantité de THC change d’une variété à l’autre. Outre le THC, les composants chimiques actifs du cannabis diffèrent également en fonction des familles, mais on distingue essentiellement les cannabinoïdes répartis en plusieurs groupes, les alcaloïdes, les acides aminés, les protéines, les hydrocarbures, les pigments et plusieurs vitamines.

De possibles effets positifs

S’il semble entaché d’une mauvaise réputation, le cannabis peut se révéler bénéfique sur plusieurs plans. Ses vertus antidouleur sont unanimement reconnues par la communauté scientifique qui lui attribue un rôle thérapeutique.

cannabis appétit

Le cannabis aide à stimuler l’appétit (la fameuse foncedalle qui entraîne une boulimie sans fin du fait que vos neurones n’envoient plus le signal chimique disant que le corps est rassasié…), facilite un état de détente et de relaxation du système nerveux. Ce qui explique pourquoi certains s’en servent comme antidépresseur.

Sur le plan physique, le cannabis sert à traiter les maladies cardio-vasculaires et la tension artérielle. Certains médicaments élaborés avec du cannabis peuvent être recommandés pour soigner les maladies à déficit dopaminergique.

Pour un sportif notamment, il améliore son niveau d’agressivité et le pousse à affronter les obstacles sans hésitation. De même, il peut stimuler l’ego et donner une sensation de créativité et d’invincibilité prolongée. Il peut également servir d’anesthésiant pour soulager les douleurs musculaires et limiter la fatigue après des séances éprouvantes.

Des effets nuisibles certains

En revanche, une consommation accentuée et sur le long terme peut déséquilibrer le système nerveux, occasionner des pertes de mémoire et fragiliser le système immunitaire.

Le sportif peut également éprouver de l’anxiété, des vomissements, des troubles de la vue ou du sommeil, un assèchement de la bouche (la fameuse pâteuse) et même des symptômes de schizophrénie dans les pires cas.

Mais alors en quoi le cannabis représente-t-il un facteur dopant ?

L’introduction du cannabis dans la liste des produits dopants de l’Agence mondiale antidopage (AMA) remonte à 2004. Depuis toujours, les vertus anti-inflammatoires du cannabis médical ont encouragé de nombreux sportifs professionnels à y recourir pour atténuer les douleurs et modérer les traitements médicaux.

Pour être considéré ainsi, un produit doit avoir deux critères sur les trois suivants : la substance doit améliorer les performances, poser un souci de santé et un souci éthique. Le cannabis réunit les deux derniers cités : il est nocif pour la santé et il est interdit dans la société civile, donc on imagine mal des sportifs l’utiliser.

Cependant, l’usage du cannabis est officiellement considéré comme contraire à l’esprit sportif, vu qu’il constitue un produit utilisé pour amoindrir « l’effet d’un obstacle réel ou ressenti afin d’améliorer ses performances ».

Concrètement, le chanvre indien est étiqueté comme stupéfiant à cause de ses effets psychoactifs. Ces derniers sont relatifs au mode de culture (usage de pesticides) et à la toxicité de certains ingrédients (henné, huile de vidange, cirage, solvants …) qui concourent à sa préparation.

Fumer du cannabis améliore donc la pratique de certains sports, les disciplines extrêmes notamment, car il sert de relaxant musculaire et diminue l’anxiété.

Le cannabis, facteur d’agressivité chez les sportifs ?

Quel que soit le mode de préparation ou de consommation, l’usage prolongé du cannabis comme substance thérapeutique peut provoquer un état d’ivresse chez le sportif.

Les effets comportementaux peuvent aller de la modification de l’humeur aux bouleversements de la communication orale avec des discours confus et l’usage de champs lexicaux inappropriés.

L’ampleur des effets est propre aux sensibilités de chaque sportif. Les signes physiques incluent une allure délirante ou hallucinatoire associée à un risque réel de psychose.

Les sports les plus touchés sont ceux présentant une possibilité accrue de mise en danger de l’autre. C’est le cas des sports mécaniques ou extrêmes : le cyclisme, le rugby, l’alpinisme, la tauromachie, etc.

Les effets sur la concentration avant, après et pendant le match

En réalité, le cannabis peut améliorer sensiblement la performance du sportif. Dans plusieurs sports comme le marathon, la natation ou l’haltérophilie, la concentration est très cruciale, surtout quand celle-ci doit se faire au quotidien lors des entraînements.

Le cannabis a cet effet calmant avant le départ et empêche l’athlète d’être hypernerveux. Ce dernier se sent alors bien plus détendu ; il concourt sans pression et accroît aisément sa performance durant un match.

Cette substance a aussi un effet relaxant après la compétition, car elle intensifie le relâchement musculaire et donne de l’élasticité aux muscles. Toutefois, une consommation régulière peut se révéler nuisible en baissant le niveau de motivation.

En quoi le cannabis peut-il influer sur le métabolisme du sportif ?

Il est établi que l’excès de graisse et de cholestérol est un frein à la pratique d’activités physiques et dans le monde du sport en général. Les composants du cannabis ont des propriétés qui accélèrent les processus métaboliques tout en réduisant le taux de cholestérol.

Plusieurs études ont permis d’établir une corrélation entre la consommation de cannabis et un faible tour de taille. On constate également un taux de prévalence moins élevé d’obésité et de diabète de type 2 chez les usagers de cannabis. Et pour cause, les principes actifs du THC diminuent les dépôts graisseux.

Cannabis et compétition, une généralisation des dopages

Les dangers du cannabis s’illustrent par un manque de lucidité et de maîtrise de ses sensations, un manque de clarté dans la lecture du jeu ainsi que des troubles de coordination.

Néanmoins, les sportifs de haut niveau l’absorbent en compétition (je ne parle pas ici de cannabis cup) pour améliorer leur performance et résister à la pression du public. De nombreuses disciplines comme le cyclisme, le basket-ball, la formule 1, le hockey ou même le football connaissent des cas fréquents de dopage.

Aux États-Unis, la NBA, l’UFC et la NFL connaissent également leur lot de contrôles positifs pendant les tests antidopage. Certains joueurs de la NFL demandent même l’autorisation de consommer du cannabis dans leur sport.

NFL cannabis

Près de 50% des joueurs de Foot US utiliseraient du cannabis comme antidouleur

Ce sont en tout près de 50% des joueurs de football américain qui utiliseraient du cannabis comme antidouleur, tandis que selon les estimations d’anciens joueurs pro, 75 à 80 % des joueurs de NBA consommeraient de la marijuana

Le THC se fixe dans le sang après inhalation et son élimination se fait par voie rénale. Le test de dépistage se fait donc par prélèvement de sang, sueur, salive ou cheveux. Mais, le dépistage urinaire est le plus rapide pour détecter les traces de cannabis.

Que déduire ?

Longtemps associé à l’image de fainéant, l’usage du cannabis reste toujours controversé et l’opinion publique comme une partie du corps médicale lui préfèrent une utilisation thérapeutique.

Malgré ses vertus analgésiques qui séduisent les athlètes en quête de dépassement et de prouesses, une consommation régulière de cette drogue présente des risques d’addiction et des dégâts avérés sur l’organisme, principalement dans le cerveau.

Il est relativement facile de se faire dépister, les effets négatives peuvent être dramatiques et font plus pencher la balance que les potentiels bienfaits pour un sportif…alors, le jeu en vaut il vraiment la chandelle…?

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2017-03-20T15:44:32+00:00 lundi 20 mars 2017|

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