Régime Alimentaire

Régime Alimentaire

L’obésité est liée à plus de 60 maladies chroniques et ce n’est en rien un secret que le monde actuel fait face à une véritable épidémie. Les chiffres sont tombés en 2016 et ils font mal, chez nous, en France, 1 personne sur 2 est en surpoids.

Laissez-moi le formuler différemment, 50% des Français sont en surpoids (41% chez les hommes, grands vainqueurs contre 21% chez ces mesdames), c’est alarmant !

On dirait que ces 30 dernières années, le tour de taille des êtres humains a atteint de nouveaux records, et si les taux d’obésité n’évoluent pas, nous passerons peut être dans les années à venir de 50% de personnes en surpoids à 50% de personnes obèses.

Il n’y a pas de quoi sourire, loin de là, on sait pertinemment que les problèmes de surpoids entrainent les problèmes de santé (pathologies cardiaques et pulmonaires entre autres).

Nous avons à faire là à un « Problème sanitaire majeur ».

Que ta nourriture soit ton médicament et que ton médicament soit ta nourriture – HIPPOCRATE

Les différents types de régimes alimentaires et perte de poids

Commençons par rappeler que le terme régime n’a pas obligatoirement vocation à perdre du poids, il peut tout aussi bien impliquer une modification ponctuelle des habitudes alimentaires. Troquer de mauvaises habitudes alimentaires contre de bonnes engendrera cependant certainement une perte de poids sur le long terme.

En ce qui concerne les régimes et la perte de poids, il y a deux approches qui ne fonctionnent pas sur le long terme, et c’est bien souvent pour cela que l’on entend dire, « les régimes, ça ne marche pas »…

1re approche à bannir, s’affamer
La première approche consiste à essayer de s’affamer, on l’a assez dit et répété (mais cela ne fait aucun mal de le rappeler),  ces régimes restrictifs avec contrôle des portions ne fonctionnent pas et devraient être bannis tant ils représentent une douleur intolérable.

2e approche à bannir, se rendre malade
L’autre option consiste à se rendre malade, c’est le cas avec les régimes riches en protéines, en graisses, et faibles en glucides. Ces dernières décennies, ce type de régimes très commerciaux a littéralement explosé partout dans le monde (principalement aux États Unis, toujours les même qui nous ramènent les me***s).

#1 : Les régimes faibles en glucides

La plupart d’entre eux s’articulent autour de l’idée que manger peu de glucides et beaucoup de protéines animales aiderait à perdre du poids, du coup c’est quelque chose que l’on a imprégné dans nos consciences de consommateurs.

Ces régimes s’accompagnent de campagnes de publicité bien conçues et à gros budget, avec des témoignages de soutien de stars pour faciliter la manipulation avec un principe vieux comme le monde, celui de l’association. Ok, si cette nana-là, célèbre et bien gaulée me dit que ce régime c’est de la balle, alors forcément qu’il doit fonctionner…

Si bien qu’aujourd’hui, beaucoup associent les glucides à une prise de poids. Moi le premier, j’ai fait tout mon possible pour éviter les glucides, sans résultat à long terme, et sans comprendre vraiment pourquoi je faisais cela.

Que dit la recherche actuelle à propos de ces régimes faibles en glucides ?

En 1973, un docteur célèbre qui porte un régime à son nom, Ron Atkins, a publié son premier livre qui expliquait que selon lui, le problème ne vient pas la graisse ou des protéines. Non, le problème ne réside pas là, mais tapis dans le fait que nous consommons trop de glucides. C’était sa théorie.

L’apparition des régimes faibles en glucides, le concept régime Atkins

Le Docteur Ron Atkins a donc introduit l’idée du régime faible en glucides, suivis ensuite par d’autres auteurs, comme le fameux régime Zone (qui est une imitation) ou encore le régime selon son groupe sanguin et plus récemment, le très à la mode régime Paleo.

L’arnaque des régimes commerciaux, c’est de donner d’autres noms, on appelle cela du rebranding en Marketing, cela justifie tous ces nouveaux régimes, tous faux. Le fait est que tout le monde aime les bonnes nouvelles sur ses mauvaises habitudes alimentaires.

Quand on dit à quelqu’un qu’il peut manger autant de homard, de steak, d’oeufs, de produits laitiers qu’il le veut, ça lui fait plaisir parce que ça parait tout de suite moins contraignant.

Mais la réalité, c’est que ces gens qui ont écrit ces « guidelines » n’ont pas d’expérience dans le domaine de la recherche médicale. La plupart d’entre eux n’ont jamais publié un article scientifique.

Certains des défenseurs du régime pauvre en glucides ne sont pas beaucoup plus que des journalistes doués pour enquêter sur un sujet, sans réelles compétences pour évaluer l’information scientifique. Les régimes pauvres en glucides rendent malade.

C’est tout votre corps qui devient malade :

  • maladies des artères, détérioration des reins, du foie
  • ils augmentent la mortalité

Tout cela a été prouvé plusieurs fois dans de grandes études.

Pire, ils rendent malade dans le sens où l’on perd l’appétit. On se dit : « chic j’ai enfin trouvé mon régime. » Puis on est atteint de cétose et on perd l’appétit. On devient capable de s’alimenter sans penser constamment à la nourriture, parce qu’on est malade.

Ces régimes sont dangereux et il ne faudrait pas les suivre. Les plus grands mensonges sont ceux qui ont une part de vérité, c’est très connu et c’est une très bonne tactique.

,Mais alors quelle est la part de vérité dans tous ces régimes ? Eh bien que nous devrions réduire les glucides simples. Mais certainement pas tous les glucides ! On parle ici du sucre, de la farine blanche, etc.

Il y a donc une part de vérité qui n’est pas toujours explicitée, ces régimes alimentaires commerciaux parlent simplement de réduire les glucides, toujours et encore, d’où l’amalgame. Il faut arrêter de penser en termes de préférences alimentaires et penser à l’objectif.

La base d’un bon régime alimentaire, c’est de retirer les calories vides : les huiles, graisses, sucres, nourriture industrielle et autres additifs qui rendent accros.

Nous aimons tous la junk food, la malbouffe, c’est un fait. Et les fabricants s’en réjouissent, ils ajoutent intentionnellement des substances pour que nous soyons incapables de manger une seule chips sans dégommer le paquet ! Franchement, qui est capable de juste manger 1 chips « pour goûter » et arrêter net ?

#2 : Les régimes hyperprotéinés

Les protéines ont la côte ! Ce n’est pas nouveau, on nous bombarde de cette idée qu’on a besoin de toujours plus de prot’ pour être en bonne santé et être aussi performant qu’un athlète. Partout, le message est clair : protéines, protéines, protéines.

Les régimes hyperprotéinés surfent amplement sur ce concept en faisant la part belle aux viandes et poissons divers dans l’assiette et en faisant la guerre aux lipides et aux glucides ! La promesse est faite, perte de poids rapide, sensation d’être rassasié et tutti quanti !

D’une part, ce qu’il faut savoir, c’est qu’on n’a jamais constaté de carence en protéines dans la littérature mondiale pour les régimes naturels qui respectaient le nombre suffisant de calories. En d’autres termes, un régime avec des carences en protéines est presque impossible s’il est composé d’une variété d’aliments végétaux complets.

Ce type de régime inclue généralement, en plus des protéines animales, des petits sachets de protéines en poudre (vendue une blinde) pour que vous soyez parfaitement rassasié et pour que vous mangiez encore plus de prot’ !

Comme vous le savez, manger trop de protéines est loin d’être bon pour la santé, cela peut engendrer des problèmes importants. En réalité, à moins d’être un champion de bodybuilding de compétition, vos besoins en protéines sont infimes, ils correspondent à seulement 2-3% de vos calories quotidiennes.

Même en mangeant essentiellement des végétaux parmi les moins riches en protéines (comme du riz par exemple) vous absorberiez 8-9% de protéines.

Mais bon, les défenseurs des régimes hyperprotéinés n’ont pas vraiment de raisons de vous le dire, sinon leurs boissons énergétiques et autre poudre protéinées ou barres nutritives, n’auraient plus raison à être vendu.

#3 : Les régimes dissociés

Les régimes dissociés reposent sur un concept de consommation d’une famille d’aliments par jour…La promesse, une perte de poids rapide provoquée par une alimentation segmentée, sans interaction entre les aliments.

Ces régimes vous expliquent donc que ce sont les associations entre les aliments qui seraient responsables de la prise de poids.

Il en existe plusieurs variantes, allant du stupide à l’encore plus stupide, la version monodiète par exemple préconise de ne consommer qu’un seul type d’aliment à la fois dans l’unique but de s’en écœurer. Certains régimes vont même encore plus loin, comme le régime Antoine, qui dit 1 aliment + 1 jour (pas une famille d’aliments, 1 seul et unique aliment).

Une autre version est la dissociation des glucides et des lipides sur un même repas, que l’on retrouve dans une version du régime Montignac. Il bannissait donc l’ingérence de glucides et de lipides, car cette association génère une sécrétion d’insuline favorisant le stockage de graisse.

Un autre régime du même type, le régime Shelton, bannit quant à lui l’association Protéines/Glucides.

Inutile de vous dire de fuir ce type de régimes comme la peste, vous n’y gagnerez au mieux qu’un effet yoyo, au pire une baisse considérable d’énergie, des carences et un bouleversement de votre organisme devant tant de désordre et d’illogisme.

N’oubliez pas la règle n°1 en matière de régime, bannir les méthodes restrictives avec contrôle des portions, ils ne fonctionnent pas et représentent une douleur intolérable !

#4 : Les régimes amaigrissants rapides

Vous en avez forcément déjà aperçu, ces régimes estampillés « rapides » avec des promesses « 5Kg en 10jours ». Ce n’est pas tant que la promesse soit fausse, car oui, il est possible de perdre 5kg en quelques jours, beaucoup de boxeurs le font pour pouvoir passer la pesée quand vient un combat, mais clairement, ce type de régime n’est pas durable.

C’est le cas du régime Thonon ou encore le petit dernier à la mode, le régime Natman, voir plus d’informations sur ce régime, aussi connu sous le nom de régime « hôtesse de l’air », car il se prtique sur 4 jours, équivalents à la période entre deux escales pour une hôtesse.

Ce type de régimes rapides repose toujours sur le même principe, HYPOCALORIQUE + HYPERPROTEINES, donc privation de lipides et glucides sur une courte durée, souvent on y ajoute une dose de compléments alimentaires. Toute la difficulté est bien entendu de stabiliser la perte de poids une fois sorti de la durée restrictive, pas gagné d’avance !

À choisir, il vaut mieux toujours privilégier les pertes de poids qui se font sur le long terme, elles sont par définition durables et engendrent moins de probabilités de reprise de poids.

#5 : Les régimes sans gluten

Les régimes sans gluten ont longtemps sont un peu considérés comme un phénomène de mode suivi par un tas de bobos.

Il est pourtant fondé sur un problème bien réel, le mauvais gluten qui nous ai donné par monsanto, par des grains de blé récoltés dans des champs de blé nous arrivant aux genoux (alors qu’ils devraient nous arriver aux épaules si on utilisait les bonnes semences).

Qu’est-ce que le gluten ? C’est la protéine du froment, dans laquelle on retrouve notamment la gliadine. Or on sait que consommé en excès, la gliadine fait du mal aux reins (on parle de néphropathie au gluten).

Il y a de plus en plus de cancer du rein lié à la consommation excessive des produits laitiers et de pain blanc.

Le pain blanc se comporte un peu comme du sucre, grosso modo que vous preniez 100g de sucre ou 100g de pain blanc, la courbe de l’index glycémique est la même.

Le problème c’est que notre pain a évolué, aujourd’hui le pain comporte trop de gluten et pas assez de levain, parce que c’est du pain industriel et que ce pain industriel entraine des intolérances au gluten.

On estime aujourd’hui que 70% des Français ont des intolérances au (mauvais) gluten, à ces mauvaises semences modifiées par le biais de la génétique (Hello monsanto) et loin d’être bonne pour notre tube digestif. Intolérance = troubles de la digestion + porosité intestinale (susceptible de laisser passer des choses inutiles pour le corps)…embêtant.

#6 : Les régimes sains

  • n’est en aucun cas restrictif
  • s’effectue sur le long terme, ne possède pas de durée déterminée, mais engendre un nouveau mode d’alimentation
  • est éducatif
  • est respectueux de l’environnement et éthique
  • est majoritairement composé de végétaux
  • est varié, non monotone, et donc motivant et stimulant
  • prône l’exercice, la gestion du stress et le sommeil de qualité
  • ne repose pas sur l’utilisation massive de compléments alimentaires onéreux
  • Vous l’aurez compris, un régime sain, c’est bien plus qu’un planning qui vous dit quoi manger et quand. Les exemples de régimes sains parmi les plus connus ne sont pas légion, j’inscrirais LeBootcamp dans cette liste, un régime sensé et efficace que j’ai eu l’occasion de tester et d’approuver.

    L’autre régime que j’ajoute dans cette liste est le régime végétarien (ou flexitarien) que je pratique depuis maintenant plus d’un an.

    S’il a longtemps été décrié, critiqué, moqué, il s’avère qu’il gagne de plus en plus en popularité, notamment auprès des gens soucieux de la cause environnementale et animale, plus qu’auprès des personnes soucieuses de perdre du poids.

    Et pourtant, l’un n’empêche pas l’autre, et les études révèlent que pratiquer un régime végétarien revient en moyenne à perdre 4Kg, comme ça, sans rien faire particulièrement. Je vous en parlerai plus amplement dans un dossier dédié bien plus complet.

    Régime, modération et motivation

    Pourquoi dit-on généralement que les régimes alimentaires ne fonctionnent pas ?

    Je ne fume jamais en excès, je fume avec modération, un seul cigare à la fois – Mark Twain

    Pour certains, c’est très facile à faire. Mais malheureusement, pour la plupart, la modération est un but quasiment inatteignable. Et parce que d’autres y arrivent, ils se sentent perdus et ont l’impression d’être des ratés.

    Mais en réalité, la plupart des gens n’arrivent pas à se modérer. Ils sont donc la majorité, et non pas une minorité. Mais ils regardent une minorité de personnes à la télévision qui n’a jamais été forte,
    malade, qui a des gènes favorables, et qui leur disent ce qu’il faut faire !

    Comment s’identifier à eux quand on est pauvre, assis chez soi, qu’on pèse 160 kilos et qu’on a l’impression d’être au fond du gouffre ?

    Le problème des médias

    Alors comment sommes-nous censés obtenir l’information ? Puisque nous sommes bombardés tous les jours de publicités, de publireportages, d’émissions sur les nouvelles tendances culinaires.

    Comment savoir qui dit la vérité et fonde ses produits sur une science honnête et impartiale ? Les médias abordent tous les sujets avec l’idée que s’ils donnent la parole à une personne à propos d’un régime, ils doivent laisser s’exprimer un autre point de vue.

    Voilà un exemple de ce qui se passe habituellement : Colin Campbell, de Cornell University, a écrit un livre intitulé L’Enquête Campbell, une référence qui représente des décennies de recherches très méticuleuses. Colin est donc interviewé et les journalistes doivent ensuite trouver un défenseur du régime paléo ou d’un régime sans glucides afin d’avoir un point de vue contraire.

    Cette personne en question a peut-être écrit un très mauvais livre qui n’a peut-être rien de scientifique pour le coup, pas de références, pas de crédibilité, rien pour étayer les propos, mais aux yeux du public, les deux livres sont maintenant au même niveau. Colin a une opinion, et cette autre personne a la sienne.

    La confusion gagne du terrain auprès du public. Nous avons tendance à désigner l’industrie de la malbouffe comme grand coupable du chaos dans le domaine de l’alimentation. Mais ces entreprises qui aggravent le problème pourraient détenir la clé pour le résoudre.

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