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Digestion, quel est son rôle et comment éviter les troubles digestifs ?

  • améliorer sa digestion

Connaissons-nous vraiment notre corps ? Dans les grandes lignes sûrement, mais il faut bien admettre que ce qui s’y passe à l’intérieur reste un peu mystérieux, nous n’avons pas conscience de tout ce que font nos organes au quotidien, et à vrai dire, on aurait même tendance à s’en moquer un peu.

Quel dommage !

L’intestin est par exemple, un bien complexe organe dans son fonctionnement. Il contient deux sphincters : interne et externe, et il doit y avoir une parfaite harmonisation pour que les deux soient en équilibre.

Petit exemple, il est 8h, vous êtes à la bourre (comme d’hab’), vous avalez votre expresso et votre jus d’orange frais acheté chez monop’, puis vous fumez une bonne clope et vous arrivez puant enfin au travail où votre boss vous convie en réunion. Vous prenez ce 2ème café pour vous occuper pendant que l’autre bougre vous parle et tout d’un coup…vous ressentez de l’activité dans votre intestin…

Il s’agit de votre sphincter interne qui demande à l’externe s’il peut évacuer ! « Euh non la c’est pas trop le moment m’voyez »…

 

caca travail

Gardez à l’esprit que passer 10 minutes aux W.C par jour sur le lieu de travail revient à être payé pour 40 heures de popo…

Et bien sachez que si vous dites trop souvent non au cours de la journée à votre sphincter interne, vous allez potentiellement souffrir de troubles intestinaux.

1er conseil cadeau : il est « excrément » important de ne pas trop ignorer les appels pressants de votre sphincter interne, vous devriez apprendre à faire la grosse commission au travail si vous éprouvez quelques réticences sur ce sujet.

Comprendre la digestion en 10 étapes

« La digestion est un mode de transformation mécanique et chimique des aliments en nutriments assimilables ou non par l’organisme. » – Wikipetdia

Avant même d’entrer dans notre bouche, un aliment est détecté par le centre salivaire qui envoie des info pour déclencher la production de sucs gastriques par l’estomac.

Vient ensuite la mastication qui transforme les aliments en bol alimentaire, puis envoyé dans le pharynx ou, par l’action de la salive, il s’achemine vers l’œsophage qui l’envoie quant à lui vers l’estomac à coup de multiples contractions musculaires.

Saviez-vous que votre salive possède des vertus antidouleurs, antidépresseurs et antibactériennes ? On en produit jusqu’à 1,5L par jour, et beaucoup moins la nuit, ce qui explique votre haleine fétide du matin, car les bactéries n’ont pas pu être éliminées entièrement.

Quand le bol alimentaire arrive aux portes de l’estomac, les muscles lisses se détendent pour l’y laisser entrer, il est alors brassé dans tous les sens pour être transformé en toutes petites particules qui vont être envoyées à l’intestin grêle, qui va en extraire les nutriments qui seront envoyés dans le sang.

L’intestin grêle trie donc les aliments bénéfiques :

  • les glucides, très vite assimilés, et pour ceux qui sont plus longs à extraire, des réserves énergétiques sont fabriquées (le pain par exemple)
  • les lipides, précieuses pour l’organisme, car ils forment un film protecteur pour les nerfs et toutes les cellules du corps. Ils sont ensuite filtrés par l’intestin grêle et transmis aux vaisseaux lymphatiques avant d’être regroupés dans le conduit thoracique et véhiculés vers le cœur. Notez qu’ils ne passent pas par le foie, et ne sont donc pas triés. C’est pour ça qu’on dit qu’il existe de bonnes et de mauvaises graisses et que les lipides ne doivent pas excéder 30% de l’apport énergétique quotidien
  • les protéines, qui se fragmentent pour former 20 acides aminées

Des problèmes digestifs peuvent apparaître quand l’intestin grêle fait mal son travail. Les allergies alimentaires par exemple peuvent venir de problème de digestion dans l’intestin grêle. Être allergique signifie en fait qu’une protéine n’a pas pu être transformée en différents acides aminés, l’aliment n’est donc pas assimilable par l’organisme.

Si c’est votre cas, vous pouvez essayer une enzyme digestive appelée bromelaïne, qui aide spécifiquement à digérer les protéines. Pour en savoir plus sur la bromelaïne et ses étonnants bienfaits, je vous invite à consulter le site bromelaine.fr, si vous désirez vous en procurer, regardez du côté de la marque Dynveo qui extrait sa bromelaïne des tiges d’ananas issus d’agriculture bio, sans pesticides donc.

Une heure après avoir mangé environ, l’intestin grêle se vide complètement et fait son petit ménage interne qui peut lui prendre jusque 6 heures. Si l’on se remet à manger, ce dernier arrête son ménage, même s’il n’a pas fini. D’où l’importance d’éviter le grignotage.

Une fois envoyé dans le sang, le reste des aliments va vers le gros intestin qui va finir le brassage pour évacuer le tout via l’anus. C’est un travail long, et il faut généralement une journée pour faire passer la nourriture d’un point A (la bouche) à un point B (l’anus).

fonctions du tube digestif

Résumons la digestion en 10 étapes :

  • 1) le centre salivaire détecte la nourriture
  • 2) l’estomac produit des sucs gastriques
  • 3) l’aliment est transformé en bol alimentaire une fois dans la bouche
  • 4) le bol alimentaire passe dans l’oesophage
  • 5) il arrive dans l’estomac grâce à des contractions musculaires
  • 6) dans l’estomac, le bol est transformé en minuscules particules
  • 7) ces particules sont envoyées vers l’intestin grêle
  • 8) l’intestin grêle envoie les particules riches en énergie vers le sang et le coeur
  • 9) le gros intestin termine le brassage des particules restantes
  • 10) celles-ci sont évacuées par l’anus

L’intestin, notre deuxième cerveau

Avez vous déjà imaginé que vos petits symptômes de dépression puissent venir de votre cher intestin contrarié ? La relation semble bien difficile à concevoir, et pourtant…

Notre cerveau est constamment en mouvements et l’intestin est considéré comme le 2e cerveau. Des études montrent que l’ingestion de certaines bactéries agit sur certaines parties du cerveau pouvant entraîner des troubles nerveux, on parle depuis peu de syndrome d’intestin irritable.

On a même soulevé l’hypothèse que l’intestin pourrait avoir un effet sur le comportement. Cerveau et intestin sont reliés et s’influencent mutuellement, quand l’un ne va pas bien, l’autre en pâtit. Les chercheurs tentent d’ailleurs de mettre au point des antidépresseurs agissant directement sur le ventre.

Notre (formidable) microbiote intestinale

flore intestinale

Notre corps est habité de bactéries, les recherches montrent que celles-ci sont présentes dans tous les organes, dont 99% dans notre seul intestin. Il en existe une multitude très utile, et chaque système microbien est différent et unique.

Les bactéries possèdent 150 fois plus de gènes que l’être humain, qui en a lui environ 30 000…

80% de notre système immunitaire se trouve dans l’intestin qui doit sans cesse trier bonnes et mauvaises bactéries et faire la différence entre cellules humaines et bactériennes, qui peuvent se ressembler. La flore intestinale se forme dès la naissance et parvient à maturité dès l’âge de 3 ans.

À partir de là, elle s’adapte à son environnement et se modifie tous les jours en fonction de ce que l’on mange et des périodes de notre vie. Les bonnes bactéries renforcent le système immunitaire du corps et les mauvaises peuvent le rendre malade.

Nous avons 3 grandes catégories d’êtres vivants dans l’intestin :

  • les levures
  • les bactéries
  • de petites cellules qui se nourrissent des déchets des bactéries

Nous avons 3 grandes familles de bactéries dont la plus grosse est la famille des bactéroïdes qui constituent la majeure partie de la flore intestinale et produisent beaucoup d’énergie. Les bactéroïdes produisent notamment de la biotine nécessaire au corps pour leur contenance en vitamines et la protection qu’elles apportent contre les maladies de peau. La biotine permet aussi de fabriquer des glucides et des lipides en plus de décomposer les protéines. S’il y a carence, des problèmes de peau et des troubles nerveux peuvent survenir !

Les deux autres familles sont les prevotella et ruminococcus.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que sans les bactéries, on ne peut ni décomposer les aliments ni nourrir les organes ! Ce sont elles qui fabriquent les vitamines et autres substances nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Ces « bonnes bactéries » nous protègent des mauvaises, celles qui peuvent nous faire grossir, entre autres.

Importance et rôle d’un microbiote sain

microbiote sain

Comme vous pouvez vous y attendre, notre microflore intestinale remplit des fonctions spécifiques qui améliorent notre capacité à digérer, à absorber et à éliminer les aliments que nous mangeons. Cependant, les bienfaits de ces bactéries vont bien au-delà de la digestion.

La science peine encore à comprendre à quel point ce lien entre la flore intestinale et la santé est fort , mais voici quelques-unes des relations connues (ou tout du moins suspectées). Une flore intestinale saine et diversifiée :

  • Améliore les fonctions immunitaires
  • Améliore l’humeur et la santé mentale
  • Augmente les niveaux d’énergie
  • Améliore le taux de cholestérol
  • Régule les niveaux d’hormones
  • Réduit les cas d’infection des levures
  • Favorise un poids santé
  • Améliore la santé buccodentaire
  • Contribue à prolonger la durée de vie

Comment le microbiote améliore nos réponses immunitaires ?

Saviez-vous que 80% de notre système immunitaire est contenu dans notre système digestif ? Quand tout va bien, nos réponses immunitaires augmentent.

La muqueuse intestinale abrite un réseau indépendant de centaines de millions de neurones appelés système nerveux entérique. En plus d’être en charge du processus digestif, votre muqueuse intestinale est au cœur du système immunitaire de votre organisme et protège contre les bactéries et parasites assaillants.

La recherche a démontré que les bactéries qui tapissent nos intestins renforcent la barrière qui empêche les agents pathogènes de s’infiltrer dans l’organisme. Ceci est particulièrement important dans notre gros intestin, où les matières fécales s’accumulent avant d’être excrétées. Sans une barrière solide en place, les toxines provenant de vos fèces peuvent être réabsorbées, ce qui représente un fardeau supplémentaire à gérer pour notre système immunitaire.

Les bactéries intestinales soutiennent également la santé immunitaire en maintenant le tube digestif à un pH où il est difficile (voire impossible) pour les bactéries indésirables, comme la salmonelle (qui cause une intoxication alimentaire), la shigella (qui cause la diarrhée) et l’ E. coli (qui peut causer une maladie intestinale et une insuffisance rénale chronique), de prendre racine et de croître.

Enfin, de bonnes bactéries intestinales vous aident aussi à rester régulier. Plus le temps de transit intestinal est court, moins il y a de chances que les toxines soient réabsorbées dans votre circulation sanguine.

Comment le microbiote influe sur notre mental ?

Si vous ne croyez pas au fait qu’il puisse y a un lien entre votre intestin et votre humeur, essayez de décrire ce que vous avez ressenti la dernière fois que vous avez été nerveux, effrayé ou contrarié. Comment vous dites ? « Papillons dans l’estomac », « ventre noué » ?…

Notre système nerveux entérique AKA notre « deuxième cerveau » contrôle et régule notre système intestinal et détecte les menaces environnementales. Il transmet l’information au cerveau via le nerf vague (cardio-pneumo-entérique). Ce dernier relie un certain nombre d’organes au cerveau, mais environ 90 % des signaux qui le traversent vont de l’intestin au cerveau.

Les chercheurs connaissent depuis longtemps l’existence de cet « axe intestin/cerveau », mais ils se sont longtemps concentrés sur l’impact que le cerveau peut avoir sur l’intestin, sans envisager l’inverse. Ils se sont heureusement vite rendu compte que plus de la moitié des personnes atteintes du syndrome du côlon irritable présentaient aussi des troubles de l’humeur.

Il peut sembler étrange qu’il y ait un lien neurologique entre l’intestin et le cerveau, et portant, les antidépresseurs font maintenant partie des traitements pharmaceutiques les plus courants contre le syndrome de côlon irritable !

En d’autres termes, il est possible de traiter efficacement la dépression, l’anxiété et les problèmes de comportement en normalisant les bactéries dans les intestins.

La combinaison de bactéries a produit des caractéristiques anti-anxiété chez les animaux ainsi que des effets psychologiques bénéfiques chez les volontaires humains. Les tests de laboratoire et de nombreux tests psychologiques normalisés ont révélé des niveaux inférieurs de cortisol, une diminution significative des symptômes tels que la dépression, l’anxiété, la colère/hostilité, les actions obsessionnelles compulsives, les phobies et la paranoïa, ainsi qu’une amélioration du sommeil.

Notre « deuxième cerveau », est responsable de la production 50% de la dopamine et 95% de la sérotonine (le reste se produit dans le cerveau, où l’hormone régule l’humeur), deux hormones du bonheur. La sérotonine joue un rôle clé dans la gestion de la dépression. Dans l’intestin, la sérotonine a un éventail de fonctions, y compris la stimulation de la croissance des cellules nerveuses et l’alerte du système immunitaire aux germes. C’est grâce à la sérotonine qu’intestin et cerveau sont en contact constant.

Les mauvaises bactéries nous feraient-elles grossir ?

On n’en sait encore trop rien, les chercheurs cherchent (par définition) encore, mais ils ont déjà quelques hypothèses en tête.

  • 1) une flore intestinale moins diversifiée pourrait conduire au surpoids
  • 2) la présence de petites inflammations au niveau de l’intestin le pousserait a faire des réserves de graisse pour lutter, ce qui ferait grossir
  • 3) les bactéries satisfaites de ce qu’on a mangé enverraient un message de satisfaction au cerveau qui redemanderait de la nourriture

En ce qui concerne la première hypothèse, c’est un fait, une recherche a montré que les personnes en surpoids présentent une flore intestinale moins diversifiée que les personnes minces. Cela met en évidence l’importance d’avoir une flore intestinale diversifiée et équilibrée, mais cela ne prouve rien. Cela peut juste être une conséquence du surpoids et non une cause.

En 2009, une étude menée sur des souris a révélé que celles qui avaient trop de mauvaises bactéries avaient aussi un appétit accru, elles prenaient donc du poids. Des chercheurs de l’université de Washington ont voulu aller plus loin. Ils ont recruté lors d’une étude des jumeaux humains volontaires dont l’un était mince et l’autre obèse. Puis ils ont transplanté le microbiote des jumeaux dans le système digestif des souris.

C’est alors qu’ils se sont rendu compte que le microbiote des jumeaux obèses faisait grossir les souris alors que celui des jumeaux minces n’influençait pas une prise de poids. Les souris mangeaient pourtant la même chose !

Sur l’humain, une étude a été menée sur des femmes mises au régime durant 12 semaines. Les sujets étaient divisés en 2 groupes dont l’un recevait une supplémentation en Lactobacillus rhamnosus (connu pour être une « bonne bactérie ») et l’autre un placebo.

À la fin de l’étude, les femmes qui avaient reçu le supplément probiotique avaient perdu 2 fois plus de poids que les autres en plus de présenter une concentration plus faible en mauvaises bactéries. Pour les scientifiques, l’explication tient au fait que le probiotique a renforcé la paroi intestinale, empêchant ainsi la fuite de molécules dans le sang (un autre facteur d’obésité).

Les femmes ont même continué de perdre du poids après avoir stoppé la supplémentation, produisant d’elles-mêmes de nouvelles bonnes bactéries.

Ce qu’il faut retenir : l’alimentation est la clé pour développer une flore intestinale diversifiée et faible en mauvaises bactéries. Ces dernières peuvent faire grossir, quel que soit ce que vous mangez et à l’inverse, de bonnes bactéries aident à maigrir. Les mauvaises bactéries peuvent déclencher des problèmes comme le surpoids, mais elles peuvent aussi causer des maladies graves comme le cancer de l’estomac. Certaines bactéries sont même responsables de sensations comme la peur !

Comment améliorer sa digestion ?

troubles digestifs

1) De l’importance des probiotiques

Les probiotiques sont des bactéries bénéfiques à notre organisme, nous en avalons des milliards par jour, principalement dans les plats fermentés. On en trouve maintenant dans les yaourts ou sous forme médicamenteuse. Ils agissent sur l’intestin et lui permettent de récupérer plus de nutriments, empêchant les mauvaises bactéries de s’installer et renforce le système immunitaire.

Augmenter le nombre de bonnes bactéries dans notre tube digestif en prenant des suppléments de probiotiques et en mangeant des aliments qui en contiennent naturellement peut aider à combattre ces problèmes de santé, selon un nombre croissant de scientifiques.

De nouvelles recherches indiquent que des souches spécialisées de ces bonnes bactéries pourraient également soulager les troubles de l’humeur et de l’anxiété.

Ils sont à dissocier des prébiotiques qui aident les bonnes bactéries déjà présentes à bien se porter, on en trouve dans les fibres alimentaires. Les prébiotiques sont conseillés dans la prévention du cancer du côlon.

2) Et des fibres (surtout en cas de constipation)

La constipation touche un français sur 3. Elle est souvent passagère et peut-être due aux transports, à un changement d’habitude alimentaire ou un blocage psychologique. Il convient alors de rassurer l’intestin en mangeant des fibres alimentaires qui vont directement au gros intestin sans passer par l’intestin grêle. On conseille également de boire beaucoup d’eau et aller aux toilettes à des horaires fixes.

Consommer plus de fibres provenant de fruits et légumes et donc essentiel d’une part. D’autre part, n’hésitez pas à réduire les aliments transformés, les protéines animales et les sucres simples, qui nourrissent tous des bactéries nocives et contribuent à l’obésité ainsi que diverses maladies. Aussi, choisissez des aliments qui contiennent le moins d’ingrédients possible sur leurs étiquettes.

> Lire notre article : apprendre à déchiffrer les étiquettes nutritionnelles

Faites le plein d’ananas !

troubles digestifs

Pensez aux ananas, c’est bien les ananas !

Vous ne devriez pas voir l’ananas comme un simple ingrédient pour vos pina colada, mais plutôt comme un allié de votre digestion. L’ananas contient de puissantes enzymes, notamment l’enzyme de la digestion des protéines appelées bromélaïne.

L’ananas, originaire d’Amérique du Sud, est donc l’une des sources les plus riches de l’enzyme bromélaïne sur notre planète. Il est composé de plusieurs endopeptidases et composés comme la phosphatase, la glucosidase, la peroxydase, la cellulase, l’escharase, mais aussi de vitamine C, vitamine B1, potassium, manganèse et phytonutriments.

L’ananas est donc un trésor de bienfaits, et le véritable secret de ses pouvoirs curatifs est certainement la bromélaïne. On retrouve aussi la bromélaïne sous forme de supplément, les enzymes y sont généralement extraites des tiges du fruit plutôt que de sa chair.

Pourquoi la bromélaïne est-elle si bonne pour vos problèmes d’indigestion et/ou troubles gastro-intestinaux ? a

Parce que c’est une enzyme qui aide spécifiquement à digérer les protéines et il a été montré qu’elle aide votre corps à absorber les nutriments et même les médicaments plus efficacement. Des études suggèrent qu’elle diminue l’inflammation du côlon et réduit la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires qui endommagent la muqueuse intestinale.

Parce qu’elle est très efficace pour guérir les tissus du tractus gastro-intestinal, la bromélaïne est bénéfique pour les personnes présentant l’un des problèmes gastro-intestinaux suivants :

  • Maladie intestinale inflammatoire
  • La colite ulcéreuse
  • Dyspepsie ou ulcères gastro-duodénaux dus aux infections à l’heliobactor pylori
  • Cancer du côlon
  • Constipation
  • Maladie de Crohn
  • Brûlures d’estomac
  • Diarrhée

Bonus : Exemple de repas probiotique

En route vers un tube digestif plus sain avec cet exemple menu rempli de probiotiques/prébiotiques.

Petit déjeuner : omelette de blancs d’œuf avec oignons, asperges et tomates, accompagnées d’une tranche de pain de seigle
Collation : Yaourt grec allégé et banane
Déjeuner : Poulet grillé avec une bonne poignée de verdure, artichauts, oignons, asperges et tomates, le tout assaisonné d’une sauce maison à base d’huile d’olive, de vinaigre de vin rouge et d’ail.
Collation : Tranche de pain de blé complet avec beurre de cacahuète et banane
Dîner : saumon grillé avec sauce au yaourt citronné, riz brun et salade verte

3) Évitez les médicaments

Les antibiotiques ne sont que guère conseillés, certes il tue les agents pathogènes, mais ils éliminent également les bonnes bactéries, il faut être prudent avec ces derniers, car ils stérilisent les bactéries et modifient considérablement la flore intestinale !

Si vous êtes sous antibiotiques, il peut être bon de demander à votre médecin ce qu’il pense de la prise en parallèle de probiotiques pour prévenir les nausées, la diarrhée et les crampes d’estomac que le médicament peut causer, c’est en tout cas ce que certaines études suggèrent.

Concernant les laxatifs, on peut en prendre, mais attention !

Le gros intestin à 3 parties, l’une d’entre elles se vide chaque jour. Quand on prend laxatif, on vide les 3 parties d’un coup et il faut respecter un délai de 3 jours avant d’en prendre un nouveau, ce afin que les 3 parties soient à nouveau pleines.

4) Mollo sur l’apéro !

Une nouvelle étude du « Dartmouth-Hitchcock Medical Center » a révélé qu’une seule boisson alcoolisée par jour pour les femmes (2 chez les hommes) pourrait entraîner une prolifération bactérienne dans l’intestin grêle (SIBO) et entraîner des symptômes gastro-intestinaux tels que les ballonnements, gaz, douleurs abdominales, constipation et diarrhée.

Si vous souffrez de ces symptômes, réduisez votre consommation immédiatement et notez les changements. Par ailleurs, le tabac n’arrange en rien les symptômes et peut provoquer des remontées acides. Gardez votre whisky/cigare pour les grandes occasions !

5) Gérez votre stress par l’activité physique

Trop de stress ou d’anxiété peuvent entraîner une hyperactivité de votre système digestif. Trouvez des activités qui réduisent le stress que vous aimez et pratiquez-les régulièrement.

Prenez le temps pour une séance quotidienne de 30 minutes d’effort, surtout lorsque vous vous sentez fatigué. Pour fonctionner de manière optimale, l’intestin a besoin d’exercice. Il aime être secoué, ce qui l’aide à transiter la nourriture dans votre organisme. Lorsque vous n’avez pas le temps de vous promener, de courir ou de suivre un cours de yoga, prenez au moins quelques minutes par jour pour respirer profondément ou pour vous détendre, avec des exercices de méditation par exemple.

6) Restez bien hydraté

Boire beaucoup d’eau est bon pour votre santé digestive. Les fibres attirent l’eau dans le côlon pour créer des selles plus molles et volumineuses, ce qui leur permet de passer plus facilement.

Les médecines ayurvédique et chinoise disent toutes deux que les boissons froides ralentissent votre « feu digestif » ou votre « chi » (énergie). Essayez alors de boire de l’eau et des boissons à température ambiante, ou encore du thé.

7) Mettez l’accent sur la mastication

Tâchez de mâcher votre nourriture au moins 20 fois pour chaque bouchée prise, la mastication des aliments est la première étape mécanique de la digestion, une des plus importantes qui a pour rôle de décomposer les aliments, notamment via la salive (et l’amylase qu’elle contient, qui décompose l’amidon). La plupart des gens ne mâchent pas bien, ce qui rend la digestion des aliments beaucoup plus difficile lorsqu’ils atteignent votre estomac. La mastication est la première étape de la bonne digestion.

Une étude a d’ailleurs démontré que les personnes qui mâchent leur nourriture plus longtemps finissent par manger moins.

8) Mangez consciemment

Qu’est ce que cela signifie ? Avant tout qu’il faut prendre le temps, bien mastiquer nous l’avons vu, mais aussi contempler sa nourriture, relever les différentes et la manière dont les aliments sont disposés dans votre assiette. Sentez votre nourriture avant de la manger. Notez la texture de chaque bouchée et dégustez-en toutes les saveurs. Il convient aussi de manger sans source de distraction, loin de la TV donc, idéalement.

Lorsque nous sommes conscients de ce que nous mangeons, cela aide notre corps à activer le mode parasympathique, en plus de nous encourager à manger plus lentement et par le fait même d’améliorer le processus digestif global.

9) Améliorez votre posture, notamment aux toilettes

posture wc

Bon, les enfants, ce n’est pas tout de bien digérer, il est tout aussi important de bien éliminer. Une fois la digestion et l’absorption terminées, les aliments non digérés, les bactéries, les déchets métaboliques, les hormones, le cholestérol et les toxines environnementales doivent être éliminés du corps pour prévenir l’auto-intoxication. Cela se produit par les selles.

Si vous n’avez pas de mouvements intestinaux quotidiens, vous pourriez éprouver une foule de symptômes inconfortables, allant du ballonnement à une baisse d’énergie. De plus, il ne faudrait pas s’asseoir pour évacuer, car le rectum se retrouve ainsi bloqué. Des études montrent que ces problèmes sont plus rares dans les pays ou les gens s’accroupissent pour faire la grosse commission, il va donc falloir vous familiariser avec le « popo » squat !

La solution est toute simple, il vous suffit de vous procurer un « squatty potty », c’est à dire un petit tabouret de WC, qui va rehausser vos jambes et vous mettre en position accroupie et améliorer votre « posture de toilettes ». C’est aussi un objet qui vous vaudra quelques questions de la part des invités intrigués !

Vous pouvez aussi placer vos pieds un saut, ou n’importe quel support capable de placer votre corps bonne posture, j’utilise personnellement mon fidèle ballon de basket.

Un mot aussi sur la matière fécale « idéale », elle devrait être composée à 3/4 d’eau pour 1/4 de « solide ». Si la couleur diffère du brun/beige c’est que votre organisme présente des « troubles ». Je vous laisse en apprendre plus en images.

caca santé

Apprenez à lire dans vos scelles !

Que retenir ?

La digestion est un processus très long à la fois mécanique et chimique qui fait intervenir une série d’organes pour l’assimilation et la transformation des aliments.

Nous sommes composés à 90% de bactéries et notre corps en contient en moyenne 100 trillions ! Il en existe des bonnes, et des moins bonnes et c’est à notre intestin que revient la tâche de faire le tri. Avoir un bon équilibre bactérien semble de plus en plus important à mesure que la science avance. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que sans les bactéries, on ne peut ni décomposer les aliments ni nourrir les organes !

Et pour cause, une flore intestinale saine, c’est l’assurance que le transport des nutriments se fait correctement dans le corps, que nos réponses immunitaires, et que notre production de neurotransmetteurs et vitamines sont bonnes.

Par ailleurs notre « deuxième cerveau » produit environ 50% de notre dopamine et 95% de notre sérotonine, deux hormones « du bonheur », c’est entre autres, ce qui laisse à penser que le système nerveux entérique pourrait jouer un rôle important sur l’humeur. Les scientifiques semblent s’accorder à dire que cerveau et intestin communiquent constamment dans les deux sens, et que si l’un subit des troubles, l’autre en pâtit.

Quoi qu’il en soit, il faut bien garder à l’esprit que l’alimentation est une fois encore la clé de voûte pour développer une flore intestinale diversifiée et maintenir un bon ratio « bonnes bactéries/mauvaises bactéries ». « Que ta nourriture soit ton médicament » semble plus que jamais vrai.

Si vous ne parvenez pas à perdre de poids malgré vos efforts et votre diète équilibrée, tâchez de rééquilibrer votre flore intestinale et de nourrir vos bonnes bactéries !

Sources :

Livre : Le charmes discret de l’intestin
https://www.alimentarium.org/fr/savoir/r%C3%B4le-de-la-digestion
https://www.drdavidwilliams.com/9-ways-good-gut-bacteria-support-your-overall-health
https://www.fasting.fr/bacteries/
https://digestion.ooreka.fr/comprendre/digerer
https://fr.wikipedia.org/wiki/Digestion

Digestion, quel est son rôle et comment éviter les troubles digestifs ?
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mardi 6 mars 2018|

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