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Comment survivre à un run en ville ?

  • courir en ville

Vivre dans une grande est génial pour tuer l’ennui : musées, théâtres, cours de sport en tout genre, bars, restos, boites et tutti quanti !

Mais c’est aussi synonyme de bruit permanent, de circulation, de pollution et de bain de foule, et ça, c’est pas cool quand on est un runner, mais alors pas du tout !

Le runner aime la liberté, il aime pouvoir se dégourdir les jambes et courir nu dans de grands espaces.

Il n’aime pas se faire klaxonner par les bagnoles parce qu’il traverse au rouge pour ne pas gâcher son PB (évitez hein), devoir se frayer un chemin entre les poussettes ou se faire renverser par un cycliste, non, ça il n’aime pas.

Mais alors, grande ville et running sont-ils incompatibles ?

Nous allons voir comment courir en ville sans fracasser un passant et comment rentrer vivant de son run !

1/ La base : éviter les routes fréquentées

application running pollutionAux heures de pointe, le trafic sur les routes peut quadrupler.

Qu’est ce que ça veut dire ?

Bien, qu’en plus d’être enquiquiné par la circulation dense (et dire adieu à vos records perso), vous allez sérieusement déguster en termes de pollution.

Les Parisiens c’est pour vous : les gaz d’échappement peuvent être nocifs à court terme (vous êtes à bout de souffle et à la recherche d’air pur) mais aussi à long terme en pouvant causer des problèmes de santé si l’exposition est fréquente et prolongée.

En gros : courir en ville en heures de pointe, c’est se faire plus de mal que de bien, paradoxal pas vrai ?

Les solutions ?

Adopter la méthode asiatique et se munir d’un masque anti pollution au charbon actif, ou tout simplement éviter les routes les plus fréquentées.

La meilleure chose à faire reste pour vous de télécharger l’application Plume Report qui vous donne un bon indicateur.

Ci-contre un screen de l’app où l’on peut dire « Running, ne pas forcer« .

Parfois, on est carrément averti de ne pas mettre un orteil dehors…les joies de Paris la ville en somme !

2/ Évitez aussi les heures de pointe

courir en ville

Ca pourrait être vous, vous préparant à affronter une journée bien remplie, fraîche comme un gardon…sauf qu’à la même heure vous en êtes à votre 7e tentative de réveil…

On veut éviter les routes fréquentées et diminuer le risque de croiser son chemin avec d’autres usagers de la route : seniors, gamins en trottinettes, poussettes, etc.

Qui n’a jamais connu l’amère expérience de courir sur une route bondée de monde ? Vous ? La chance !

Il n’y a rien de plus frustrant, on passe son temps et son énergie à éviter la circulation, à s’arrêter, à reprendre, à s’impatienter, à prendre des risques…le pied !

Pour votre sécurité, votre performance et votre santé mentale évitez de courir aux heures de pointe, c’est aussi simple que ça.

Les solutions ?

Il n’y en a pas 50 je le crains : courir tôt le matin ou tard le soir !

Même les villes les plus achalandées sont tranquilles et presque exemptes de circulation tôt le matin et tard le soir, ce qui en fait un moment idéal pour courir. Bien qu’il fasse sombre, la plupart des routes de ville sont bien éclairées, et courir sur des routes tranquilles à ce moment de la journée peut être merveilleusement thérapeutique et relaxant.

Dans de telles conditions, pensez à être bien visible et à courir prudemment !

Bien que le noir rende votre « shape » plus maigre, il n’est absolument pas recommandé en termes de visibilité de jour comme de nuit. Ôtez donc le mode Ninja et restez dans des endroits bien éclairés et, si nécessaire, portez une lampe frontale lorsque la nuit est sombre pour vous assurer que vous pouvez voir et être vu.

Si vraiment vous n’avez pas d’autres solutions que de courir à une heure de pointe, planifiez votre itinéraire de manière à éviter autant que possible les grands axes de circulation.

Si toutefois vous approchez une route bondée, courez de sorte à faire face aux voitures les plus proches de vous, afin d’être toujours conscient d’un quelconque danger.

3. Ne prenez pas de risques inutiles

course en ville

En tant que coureur, nous n’aimons pas être interrompus, mais force est de constater que ce n’est pas toujours possible quand la circulation est dense.

Les embouteillages, les feux de circulation et les panneaux sont autant d’éléments qui font partie de la conspiration pour nous empêcher de progresser et de claquer un record olympique, c’est certain.

C’est frustrant j’en conviens, mais ce n’est pas une raison pour péter un câble et traverser au rouge ou franchir une voie ferrée alors qu’un train arrive…bon c’est un peu extrême, mais vous voyez le genre : ne faites rien de stupide qui augmenterait votre risque d’accident et de blessures graves.

Parfois la course à pied peut nous plonger dans cet état où l’on se sent invincible (lisez donc mon article sur le runner’s high), mais vous irez moins vite sur un lit d’hôpital, pensez-y.

Les solutions ?

Soyez alerte ! Une grande partie de la course à pied en milieu rural dépend de votre connaissance du terrain. Vous devez toujours avoir en tête que le danger est omniprésent et peut se pointer brusquement.

Regardez bien devant vous pour ne bousculer personne, regardez aussi vos pieds à la recherche d’un trou dans le bitume qui pourrait s’attaquer à vos chevilles, et enfin levez vos yeux pour ne pas manquer un feu…

Il y a trois ennemis dont vous devez particulièrement vous méfier quand vous courez en ville :

  • Les piétons : la grande majorité de la population urbaine porte des écouteurs et a le nez plongé dans son smartphone, elle ne vous entendra donc pas vous approcher. Garder le plus possible votre regard le plus possible à hauteur des yeux, et soyez prêt à vous dandiner pour esquiver.
  • Les cyclistes : de plus en plus d’hommes et de femmes s’adonnent au vélo comme principal moyen de transport. Dans les pays nordistes où règnent les voies cyclistes, c’est très bien, mais chez nous c’est un peu plus de désordre ! Si bien que de nombreux cyclistes se retrouvent à rouler sur les trottoirs, au calme ! Soyez particulièrement prudent avec cet ennemi, surtout quand vous tournez au coin d’une rue sans visibilité. D’autant que certains cyclistes ont développé des skills uniques qui leur permettent d’envoyer des SMS pendant qu’ils roulent…ils sont imprévisibles, ne leur faites jamais confiance. Dans la mesure du possible, changez de trottoir.
  • Les automobilistes : bon ceux là normalement vous ne les retrouvez pas sur les trottoirs, mais ça viendra peut être. Cet ennemi est moins patient, moins prévenant, et bien capable de traverser une intersection même au rouge (surtout si vous courez vers…euh allez, Marseille au hasard). L’une des règles les plus importantes que j’ai apprises en courant dans la ville est que le fait d’avoir le droit de passage ne garantit pas votre capacité à l’exercer. Autrement dit, ce passage piéton ne vous rend pas prioritaire aux yeux de tous, donc à chaque intersection, soyez très attentifs aux voitures et guettez les signes courtois de la main de certains conducteurs. Si vous venez à vous arrêter, courez sur place pour ne pas casser le rythme, bien que cela soit une des choses les plus ridicules au monde.

4. Clairement, oubliez les PBs !

Le gros coup de cœur
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  • 16 niveaux de résistance air et magnétique
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  • Pliable et Robuste
  • Large console compatible avec des applications mobiles
  • Livré avec ceinture cardio fréquencemètre
  • Très bon rapport qualité-prix

La plupart d’entre ne courrons pas pour rester en forme et éloigner les maladies cardiaques, noooooon, on s’en fout pas mal !

Ce qu’on veut, c’est du chiffre, c’est de la progression, c’est des perfs’ que l’on va pouvoir mettre au nez de nos petits camarades restés chez eux sur les réseaux sociaux pour les faire culpabiliser : voilà ce qu’on veut ! (non ? y’a que moi ?)

Bref, la plupart des runners ont des PB (personal best), des records personnels sur des distances variables (1kg, 5km, 10km ou 42km pour les warriors).

Ce ne sont pas des médailles, pas des coupes, mais cela reste des fiertés et des indicateurs du niveau quand on se questionne entre runners.

Bien qu’il soit toujours agréable (euphémisme, on se sent prêt à bouffer le monde) de claquer un nouveau PB, courir en ville en pleine circulation n’est pas vraiment le meilleur moment (peut-être le pire ?) pour essayer de le faire !

On est souvent poussé à s’arrêter, redémarrer, s’arrêter encore et encore, ce qui n’est pas vraiment propice à un bon temps de course.

Se mettre en tête de battre un nouveau record avec un trafic dense vous poussera obligatoirement à la prise de risques stupides, tout ça pour quelques secondes sur un chrono dont tout le monde se fout à part vous.

Gardez vos tentatives de PB pour quand les routes sont tranquilles et que vous êtes libre de courir sans obstruction.

5. Baissez le soooooooooon !

run en ville

« Ben t’es c*n ou quoi ? Avec toute cette circulation et ses coups de klaxon, j’ai qu’une envie, c’est de mettre à fond la musique et m’enfermer dans ma bulle. »

Alors déjà, pour répondre à ta question : oui.

La technologie fait des merveilles en termes d’écouteurs de sport, et on a maintenant accès à des modèles qui étouffent complètement le bruit et nous laisse libres de mouvement. Les intraoculaires à réduction de bruits, c’est le panard absolu, mais quand on court en ville, ils ont les défauts de leurs qualités, si quelqu’un vous crie « attentiooooooooooooooooon un Grizzly derrière toiiiiiiiiiiii » tout ce que vous entendrez c’est « Eye of The Tiger« , et le tigre se fera bouffer…

Bref, la musique est un formidable outil et une drogue légale pour vous pousser à courir plus vite plus loin, mais vous avez besoin de vos oreilles pour vous avertir des dangers imminents !

Les solutions ici sont toutes simples :

  • courir sans musique, non envisageable pour la plupart, je sais
  • courir avec un seul écouteur, toujours mieux que rien
  • baisser le son au minimum audible (ce qui protègera également vos tympans, soit dit en passant)

Petite parenthèse, si vous voulez découvrir une ville par la course à pied, je vous recommande chaudement Running’City, une application de « running touristique ». L’application vous indique des parcours adaptés au running et à la culture. En plus de mesurer vos performances, l’application vous donne des explications sur les points d’intérêt que vous croisez.

6. Jouez avec votre environnement

Dans certaines grandes villes, il est facile de courir sans itinéraire, d’y aller « au feeling » et de se retrouver d’un coup d’un seul dans un endroit mal famé où pourraient traîner « quelques gredins ».

Il est donc préférable quand on court en ville (surtout une ville qu’on ne connait pas) de savoir exactement où on va avant de se lancer, afin de ne jamais se retrouver là où on ne devrait pas être…

Vous pouvez par exemple utiliser Map my run pour créer ou explorer de nouveaux parcours en toute sécurité.

Bref, tâchez de ne jamais être pris de court et de bien anticiper vos et vos itinéraires, en plus de veiller à :

  • être flex’ mais pas trop : vous pouvez modifier votre course pour esquiver un feu ou aller vers une zone qui vous paraît agréable. Mais cela devrait pouvoir se faire sans modifier considérablement le cours de votre course ou vous faire atterrir dans une zone inconnue.
  • tâcher d’avoir toujours d’avoir votre téléphone avec vous : si vous vous perdez, vous pouvez accéder au GPS. Si vous êtes coincé, vous pourrez toujours appeler à l’aide (si tant est qu’il vous reste de la batterie).

Pour conclure

Si beaucoup de coureurs s’inquiètent des séances de running en ville et s’en remettent finalement aux tapis de course, il n’y a pas de raison d’en arriver là !

Avec un peu de prudence et de préparation, la course à pied peut être un excellent moyen de découvrir une ville et de développer de nouvelles aptitudes de courses.

À bien y regarder, la plupart des villes sont plates comme votre ex (à part si vous vivez à San Franscico).

Et bien que cela puisse avoir certains inconvénients (incapacité à prendre de la vitesse en descente), il a aussi des avantages uniques qui sont difficiles à atteindre dans un cadre plus bucolique.

Les collines et certains éléments de dame nature comme les racines ne se prêtent pas vraiment à un entraînement rapide (à une entorse oui).

Cette « platitude » des rues de la ville se prête particulièrement bien en revanche à des entrainements comme le fartlek ou le fractionné qui peuvent rompre la monotonie de la course urbaine, tout en améliorant vos skills de coureur !

Alors, profitez-en !

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lundi 4 mars 2019|

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