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comment courir en toute sécurité ?

  • comment courir seule

Malheureusement, notre monde n’est pas toujours un endroit sûr, surtout quand on est une femme et que l’on est seule dans la pénombre.

Les agressions commises sur les runners sont assez rares dans la page fait divers des journaux, mais suffisamment nombreuses pour que l’on prenne la peine d’en faire un sujet aujourd’hui.

Voici donc quelques conseils qui je l’espère, vous seront utiles, ils sont conçus pour minimiser les risques d’être victime de votre addiction au running.

Femme ou homme, ces conseils peuvent servir, pas simplement contre les agressions, mais aussi contre les accidents.

1) Tenez toujours quelqu’un informé quand vous partez courir

C’est la base !

Que ce soit votre mari, votre bambino ou votre voisin, prévenez de votre sortie running et de l »heure approximative de votre retour.

Si vous êtes en retard pour quelque raison que ce soit, votre mari s’inquiétera (d’autant plus que ce sera à lui de préparer le repas…gros stress).

Bien entendu, si vous décidez de courir 10km supplémentaires, n’oubliez pas d’envoyer un texto, histoire de ne pas déranger les patrouilles hélico’ pour rien.

Bon à savoir : il existe maintenant des applications pour partager votre position GPS en temps réel avec vos proches, comme ICE Geo Alert ou encore LocaToWeb.

Côté montre, la fonctionnalité « Live Tracking » a vu le jour sur les modèles Garmin depuis la Forerunner 620.

2) Ayez sur vous votre précieux smartphone

Pour certains, le running est le moment où l’on décroche, où l’on coupe le téléphone pour passer du temps seul et profiter du calme et de la tranquillité.

Seulement voilà, être ainsi « incommunicado » peut entraîner des problèmes en cas de besoin d’aide.

Alors plutôt que de la jouer en « soum-soum » et disparaître complètement du radar, assurez-vous d’avoir votre téléphone mobile sur vous avec si possible, des numéros d’urgence préprogrammés pour la composition abrégée (ou vocale).

Si vous êtes confronté à une attention non désirée, le simple fait de brandir votre téléphone et de commencer à appeler à l’aide suffit généralement à prévenir une escalade du problème.

Imaginez que vous vous fouliez méchamment la cheville sur une racine et que vous ne pouvez pas rentrer chez vous en courant, ni même en marchant, ni même en rampant !

Avoir votre téléphone portable avec vous peut faire la différence ! Bon, encore faut il que vous ayez du forfait (comment ça, on est plus dans les années 90 ?), de la batterie et que vous ne soyez pas chez Free de la couverture réseau…

À cela une marque française, CAPTURS, a trouvé la parade en proposant des balises à fortes autonomies qui fonctionnent sans téléphone et qui sont assez compactes pour être glissées dans un short ou dans un sac de sportif. Elles transmettent à vos proches votre position en temps réel, c’est donc LA solution idéale pour ceux qui partent s’entraîner seuls ou en pleine nature pendant de longues heures (trail, VTT, rando, etc.), là où la couverture réseau n’est pas toujours favorable.

3) Soyez visible comme un sapin de Noël

Si vous courez à la tombée du jour, restez dans des endroits bien éclairés, des endroits peuplés (mais pas mal famés of course) et des endroits où il y a si possible des enseignes ouvertes.

Assurez-vous d’être vu, et partez courir avec des clips lumineux, des lampes frontales (de loin le meilleur choix) ou encore de maglite (un peu too much ?).

Le fait d’être vu et d’être entouré d’un grand nombre de personnes peut accroître considérablement votre sécurité lorsque vous courez la nuit.

> Lire aussi : Courir de nuit avec ces équipements dont vous ignoriez l’existence !

4) Évitez de courir seul(e) la nuit

courir en sécurité quand on est une femme

Groupe + visibilité, le meilleur combo contre l’agression

Eh oui, ça paraît évident, mais certains n’ont pas d’autres choix que de s’entraîner très tard le soir ou très tôt le matin, quand il fait nuit noire.

Si vous ne pouvez faire autrement, emmenez un ami, forcez-le, payez-le ou faites lui remarquer qu’il a bien grossi, qu’importe ! Toutes les ruses sont bonnes.

Bon, je sais, il y a de fortes chances pour que ça ne fonctionne pas, alors peut-être que vous pourriez en groupe ?

Des groupes de coureurs, il en existe partout, il n’y a qu’à lancer un appel sur certaines pages Facebook.

Sinon, vous pouvez trouver des partenaires d’entrainement sur des applications gratuites dédiées à la rencontre de sportif (pour faire du sport essentiellement) comme Sportialize ou NeedSporty.

Ce partenaire, en plus de décupler votre motivation et vous pousser à bout, pourra jouer le rôle de garde du corps en cas de rififi.

Si vraiment vous êtes comme moi, à savoir que vous n’avez pas d’amis et que vous ne savez pas vous en faire parce que vous êtes un être détestable, il reste encore une carte à jouer : le chien !

Mieux qu’un humain, le chien est en effet le meilleur partenaire de course à pied qui soit, toujours consentant, toujours plein d’énergie,  et pouvant se montrer très dissuasif. À ce titre, je vous invite à lire mes 5 conseils pour mettre votre iench’ au running !

5) Ne vous coupez pas d’un précieux sens

Je sais que vous aimez déambuler cheveux au vent en écoutant le dernier carton de maître G., mais aussi puissantes que soient les paroles de ce dernier, mieux vaut préserver vos oreilles pour rester à l’affut d’un éventuel danger.

Soit vous baissez le son de vos écouteurs (vous éviterez de saigner des tympans et mettre en péril votre audition au passage, de rien), soit vous n’utilisez qu’une seule des deux oreillettes.

L’option la plus sécuritaire est de laisser votre Walkman à la maison (comment ça plus personne n’en a en 2019?).

Vos oreilles sont un système d’alerte des plus efficaces, surtout lorsque l’obscurité tombe…un crissement de pneu, une branche qui casse, elles se dressent !

6) Soyez alerte (à Malibu, mais pas que)

courir en toute sécuritéEn tant que coureurs, nous cherchons tous à rentrer « dans la zone », cet état où l’on se sent bien, dans lequel on n’est pas essoufflé et où l’on ne voit pas le temps défiler (en poussant un peu, vous atteindrez peut-être même la fameuse foncedé du runner !).

Ça veut dire qu’on court bien, qu’on ne se bat pas contre notre corps, qu’on a du débit.

Mais cet état de quasi-transe chamanique peut aussi vous priver de votre sens de l’observation qui vous caractérise tant.

Vous devez être perpétuellement conscient de ce qui se trouve derrière vous, devant vous et autour de vous.

Comme Ross dans friends, vous devez être « Unagi » !

7) Ne vous arrêtez pas face aux étrangers qui vous parlent

Lorsque vous courez, vous êtes à priori en mouvement, il est de fait assez difficile pour quelqu’un qui marche ou qui est immobile de vous faire du mal.

Mais tout peut basculer au moment où vous vous arrêtez !

Si quelqu’un vous interpelle, ne vous arrêtez pas, tant pis pour cet enfant perdu ou cette vieille dame qui veut traverser la route. Bon, il y a deux poids deux mesures, évidemment, si le type semble louche et qu’il est tard dans un endroit où il n’y a personne, votre sens de survie vous fera sentir que de vous arrêter n’est pas une bonne idée.

De toute manière, s’arrêter, c’est casser son allure et son PB. Vous êtes en forme et rapide, utilisez ces attributs à votre avantage.

8) Criez au secours !

La triste vérité est que les spectateurs d’une agression hésitent souvent à s’impliquer quand les choses tournent mal.

Cela peut s’expliquer de manière simple, quand il y a ambiguïté sur une situation, on s’en remet souvent à la réaction d’autrui pour déterminer la conduite à adopter. Mais cela peut conduire à des cas d’ignorance collective, comme l’inaction de tout un groupe de passants devant des victimes ayant besoin d’assistance (c’est très fréquent, bien que cela paraisse impossible).

À New York en 1964, une femme s’est fait tuer en pleine rue sur une période de 35 minutes, alors que l’agresseur a poursuivi et attaqué sa victime à 3 reprises, le tout devant 38 voisins spectateurs ! Aucun n’a prévenu la police.

Bref, pour éviter l’ignorance collective et si vous êtes dans une situation où vous avez besoin d’aide, dites clairement à votre entourage qu’il s’agit d’une situation d’urgence.

Criez spécifiquement « Au secours » pour faire comprendre que vous avez besoin d’aide de manière urgente, et prenez quelqu’un à parti si une foule vous entoure : « vous monsieur avec le Tshirt jaune, aidez-moi, appelez les secours« .

Voilà qui devrait lever toute incertitude possible.

Autre solution, les instructeurs d’autodéfense recommandent souvent de crier « au feu » au lieu de « à l’aide ».

Pourquoi ?

Parce que nous utilisons le mot « aide » dans une variété de situations qui ne mettent pas la vie en danger, lorsque nous l’entendons, cela ne signifie pas nécessairement qu’il y a une urgence. Le feu est une urgence garantie, en plus de motiver les autres à agir parce que la situation pourrait les affecter aussi.

Ainsi, vous pouvez crier au feu plutôt qu’à l’aide font tomber les barrières de la passivité et les gens sont beaucoup plus susceptibles de vous venir en aide. Le simple fait de crier à haute voix peut suffire à repousser toute attention indésirable, alors ne soyez pas envahi par la peur, utilisez vos poumons bien et hurlez comme si votre vie en dépendait (ce qui est peut être d’ailleurs le cas).

9) Variez vos itinéraires

Si vous faites toujours les mêmes sorties, vous êtes susceptible d’attirer l’attention de certains « stalkers » et de leur donner l’occasion d’anticiper.

Changez vos habitudes de course pour être imprévisible.

Changez de circuit, ne courez pas toujours au même endroit ni au même moment, changez les jours d’entrainement et les heures.

Éviter les « patterns » est un bon moyen de s’assurer que vous n’aurez pas d’ennuis avec certains zozos.

10) Assurez-vous d’être identifiable

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Si vous avez la malchance d’être impliqué dans un accident, il est bon d’être facilement identifiable pour les secours.

Ces derniers seront ainsi en mesure de communiquer avec vos proches et de s’assurer que tout traitement nécessaire tient compte de votre état de santé (comme l’asthme ou le diabète).

Utilisez un bracelet ou un pendentif pour y mettre vos coordonnées bien en évidence.

11) Frappez là où ça fait mal

En dernier recours, souvenez-vous bien de ces endroits stratégiques :

  • plexus solaire
  • nez
  • entrejambe

comment courir seuleLe fait de frapper avec force l’une de ces zones vulnérables devrait vous mettre à l’abri d’un agresseur potentiel.

Si ce dernier vient à vous bloquer par l’arrière, pensez coup de coude dans l’estomac, piétinez le dessus de son pied, enfoncez la paume de main dans son nez et calez-lui un bon coup de genou dans les valseuses.

Le genre de choses qui font plaisir quoi !

Et parce que c’est plus facile à dire qu’à faire, peut être vaut il mieux être préparé en prenant quelques cours de self défense.

Courir avec une bombe lacrimo peut faire l’affaire, mais cela peut être un peu contraignant à transporter ou trop long à sortir. Je me souviens d’une runneuse qui avait lancé une brassière de sport nommée « just in case bra » dans laquelle on pouvait dissimuler un couteau ou de la lacrimo…juste au cas où…honnêtement je ne pense pas que cela soit la meilleure solution, d’autant que l’arme que vous brandissez peut toujours se retourner contre vous.

Doit-on s’arrêter de courir ?

Évidemment que non ! Il y a toujours une solution.

Bon, c’est plus simple à dire pour moi, je suis un homme et à priori peu sujet à me faire agresser par une femme quand je cours, mais il faut relativiser les faits et se dire que ce genre d’accident est heureusement rare (vous avez plus de chance de mourir d’une crise cardiaque durant votre footing que d’une agression).

Il vaut cependant mieux prendre la peine de prendre ses précautions, les meilleures étant de toujours prévenir, de courir dans des endroits safe et éclairés (voir des salles de sport) et de courir en groupe.

 

jeudi 17 janvier 2019|

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