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La bigorexie, l’addiction au sport qui pourrait vous faire du tort…

  • Addiction au sport

« Bonjour, je m’appelle Camille et je suis bigorexique. » « Bonjour Camille. » Et oui, comme l’alcool ou la cigarette, le sport peut entraîner une réelle forme de dépendance jusqu’à avoir des conséquences dramatiques sur sa santé et sa vie sociale. Cette addiction au sport, appelée bigorexie, est une maladie reconnue par l’OMS. Plutôt facile à détecter, elle est plus difficile à soigner. La première étape est de prendre conscience de son addiction. Ouf, je suis bien partie ! La seconde consiste à diminuer sa fréquence d’entraînement. Ok, je crois que je vais rester bigorexique…
Et vous, pensez-vous être bigorexique ? Faites notre test !

Maladie reconnue par l’OMS (Organisme Mondial de la Santé), la bigorexie se définie comme une dépendance excessive à une ou plusieurs activités sportives. Certaines activités physiques favorisent la sécrétion d’endorphines, qui procure une sensation de bien-être. Le sportif va donc toujours rechercher cette sensation de quiétude et de légèreté qui suit l’effort. Jusqu’à créer une réelle dépendance qui va prendre le contrôle sur son quotidien…

Sportifs professionnels, amateurs, hommes, femmes, jeunes, personnes âgées… Cette addiction peut concerner des profils très hétérogènes. Les coureurs ainsi que les personnes adeptes du culturisme sont particulièrement touchés. Souvent, les sportifs concernés sont à la recherche d’un idéal proche de la perfection, phénomène de plus en plus courant dans une société où la culture de la performance est omniprésente.

Le sport s’impose, devient une obsession et prend le contrôle de notre quotidien. Un contretemps empêchant une séance d’entraînement est mal vécu. Cela peut même aller plus loin : le sport peut devenir un besoin fondamental comme manger ou dormir…

Des conséquences négatives : physiques, mentales et sociales

Cette dépendance peut générer des conflits entre cette passion pour le sport et les autres aspects de la vie. La vie sociale et familiale est souvent sacrifié ou inexistante. Les proches alertent le bigorexique en lui faisant prendre conscience qu’il en fait trop.

Mais la plupart du temps, le sportif dépendant au sport n’entend pas ces avertissements et se sent incompris par son entourage. Une sensation d’autant plus accentuée lorsque le bigorexique a le sentiment de ne pas assez s’entraîner. Les conséquences au niveau de la santé peuvent être désastreuses. En effet, le sportif addict va toujours vouloir s’entraîner plus au risque de mettre son corps à mal.

Certains continuent malgré la douleur ou les blessures, repoussant leurs limites jusqu’au bout. D’autres ont même recours à des produits dopants. Le sportif dépendant au sport peut se retrouver à avoir des blessures graves l’obligeant l’arrêt de toute activité physique. Cet arrêt ou période de sevrage peut plonger le bigorexique dans un état dépressif, avec une sensation de manque.

Etes-vous bigorexique ?

On ne définit pas la bigorexie au-delà d’un nombre donné d’heures de sport par semaine. D’autres aspects sont pris en considération dans le diagnostic de cette maladie comme l’organisation de son quotidien par rapport à ses séances d’entraînement. D’après une étude réalisée par des chercheurs et thérapeutes, 10 à 15% des sportifs pratiquant une
activité physique intense souffrent d’une vraie dépendance au sport. Est-ce aussi votre cas ? Faites le test/
Vous vous reconnaissez dans la plupart de ces situations :

  • vous faites du sport tous les jours
  • lorsque vous ne pratiquez pas d’activité physique pendant une journée, vous ressentez un mal être
  • vous organisez votre journée en fonction de vos séances d’entrainement
  • vous êtes frustrés si votre plan d’entraînement ne peut pas être respecté
  • malgré la fatigue ou les blessures, vous cherchez toujours à pratiquer une activité sportive
  • vous trouvez que vous ne faites pas assez de sport malgré une activité physique intense
  • cette dépendance au sport génère des conflits avec votre entourage
  • vous délaissez votre vie familiale et sociale et vous vous isolez de vos proches

Vous avez l’impression que je parle de vous ? Vous êtes peut-être bien bigorexique…

Conclusion : je suis bien bigorexique

Oui, je me reconnais bien dans la description ci-dessus. J’ai un irrépressible besoin d’activité physique au quotidien, et je l’admets : ma vie tourne autour du sport.Exemple récent : je me suis fait une entorse au genou. Première réaction de mon entourage non sportif : « ce n’est pas étonnant, tu fais trop de sport » (le prochain qui me dit ça…) ! Bilan : 11 jours sans sport. Footing, Mud Day, entraînement type boxe, Body Attack… Je peux oublier ! Je suis consciente qu’une entorse mal soignée en appelle d’autres, mais zéro activité sportive… Alors je me suis mise à la natation, seul sport autorisé. Mais le manque reste bien présent…Suis-je prête à faire en sorte de réduire mon addiction au sport ? Non. Et puis… n’est-ce pas la plus saine des dépendances ?!
La bigorexie, l’addiction au sport qui pourrait vous faire du tort…
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vendredi 10 avril 2015|

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